Apprendre à réfléchir vite, un atout majeur pour un créatif

 

Chaque semaine nous allons vous faire découvrir un professionnel qui enseigne au Quatre. Créatifs(ves) inspiré(e)s, ils vous en disent plus sur leur parcours, leur métier et les raisons qui les poussent à partager chaque semaine leur passion de la création avec les étudiants du Quatre.

Aujourd’hui nous avons interrogé Antoine Colin. Directeur de la création de l’agence MULLENLOWE. Antoine est notre prof de brainstorming. Toutes les semaines, et pendant 2h, il apprend aux étudiants à travailler en mode ultra rapide. 2h pour trouver une idée en groupe.

Depuis combien de temps travailles-tu dans la publicité?

J’ai commencé avec un vrai contrat en CDI en 2005. Cela fait donc maintenant 15 ans que je travaille dans le secteur de la publicité. Mais avant ce premier contrat j’ai fait plus d’1 an de stages dans les grandes agences parisiennes. La période des stages est un passage obligé dans notre métier. Elle peut parfois durer longtemps. Il faut savoir s’accrocher…mais le jeu en vaut la peine !

 

Quel est ton parcours ?

UN BAC ES en poche, je me suis ensuite lancé dans un DUT information et communication des entreprises à Toulouse. Après l’obtention de mon DUT j’ai enchainé avec une licence et une maitrise de communication à Paris. 

Suite à cela, Stages, Stages et REstages en tant que concepteur rédacteur…pour finalement me faire engager chez Havas. Et puis ensuite j’ai enchainé dans plusieurs autres grandes agences ( BETC, TBWA, PUBLICIS ) toujours comme concepteur rédacteur jusqu’en 2018. Depuis 2018, je suis devenu Co-Directeur de la Création chez Mullenlowe. Une agence basée à Paris faisant partie du groupe américain Interpublic.

Peux-tu nous décrire ton métier ?

Mon métier de directeur de création consiste à sélectionner les meilleures idées des créatifs (concepteurs rédacteurs et directeurs artistiques) pour ensuite aller les présenter et surtout les vendre aux clients de l’agence.  Cela peut paraître assez simple sur le papier. Pourtant, avant de faire sa sélection le DC doit surtout permettre à ses créatifs d’avoir toutes les clefs en main pour trouver les meilleurs concepts / idées.  Cela passe par des brainstormings et des échanges permanents avec eux.  Le DC doit être aussi capable de transformer des débuts de réflexion encore vagues (des embryons d’idées) en concepts forts et structurés.  Un bon concept doit être créatif mais il doit aussi être inattaquable d’un point de vue client. N’oublions jamais que nous travaillons pour des clients qui ont des problématiques de communication bien précises à résoudre. La création « publicitaire » est un des leviers principaux pour y répondre mais elle doit savoir composer avec toutes les contraintes que ces problématiques imposent.   La création artistique au sens large, elle, n’a pas de contrainte, elle est beaucoup plus libre. Voilà pourquoi nous répétons souvent dans notre métier que nous ne sommes pas « des artistes ».  

C’est parfois frustrant mais c’est la réalité. C’est surement ce qui fait toute la difficulté, mais aussi tout l’intérêt du métier de créatif publicitaire : savoir rester créatif en tenant comptes des contraintes d’un brief.

 

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire ce métier ?

Avec du recul je me rends compte que j’ai toujours aimé convaincre les autres. Ça ne veut pas dire que j’y arrivais ! Parallèlement à cela j’ai toujours aussi aimé raconter des histoires. En inventer aussi.

Forcément, un métier où il fallait puiser dans son imagination pour réussir à convaincre était incontestablement fait pour moi !

 

Qu’est ce qui t’as poussé à enseigner et venir transmettre ta passion aux étudiants du Quatre ?

La passion justement ! Quand on est passionné c’est impossible de ne pas avoir envie de transmettre aux autres !

Ensuite, le Directeur du 4 est justement mon ancien directeur de création lorsque je travaillais chez Publicis. C’est un vrai passionné lui aussi. Je connais son exigence et son amour du métier. C’est un plaisir de faire partie des enseignants de son école car je sais que sous sa direction le sérieux, la qualité et le suivi de l’apprentissage sont au rendez-vous.

Enfin, les étudiants eux-mêmes. Le métier évolue très vite et j’ai beaucoup à apprendre des nouvelles générations de créatifs. Leur vision de la société, des marques et de la relation qu’elles doivent tisser avec le consommateur est passionnante. Ils savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas. Cette génération a un vrai point de vue. Plus qu’un cours je considère la relation que j’ai avec eux comme une véritable collaboration et échange de savoir. Un travail d’équipe en somme. Exactement comme dans mon agence !

 

Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui veulent intégrer une école de création ?

Déjà, je commencerais par leur dire qu’ils ont bien raison de penser que la création publicitaire est une discipline qui s’apprend. Car c’est 100% le cas. On entend trop souvent « on est créatif où on ne l’est pas ». FAUX. Évidemment, il y a des prédispositions mais il y a (surtout au début) des mécanismes et des schémas de pensée à acquérir.  Une gymnastique intellectuelle propre à notre métier qu’il faut maitriser le plus rapidement possible. Et ça, ÇA S’APPREND.

Et puis je leur dirais : 

-tu te rends compte que si tu bosses comme un fou, si tu apprends sans relâche et que tu t’accroches comme un acharné…et bien tu seras payé pour trouver des idées et raconter des histoires ! exercer un métier qui consiste a toucher les gens, à provoquer chez eux une émotion, c’est magique !

Moi-même, c’est un concept qui me fait toujours encore un peu halluciner aujourd’hui. On est des vrais chanceux.

 

 

 

Film France Noël Télévisions

www.cbnews.fr/hit-parade/snowman-48721

 

Film France télévisions jeux olympiques d’hiver

 

 

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Film Orange